30.03.2007

The gate is open

Une croix avec les bras. C’est non, c’est niet, c’est fini.

Et d’un seul coup la perspective s'inverse. D’un côté c’est un petit drame humain, tous ces efforts, ces nuits fiévreuses au ventre noué, ces fous rires nerveux, ces silences tangibles, sourds, tout cet accouchement douloureux suspendu en l’air, retombe, s’évapore. L’horizon s’éclaircit d’un coup, un abîme de liberté légère et amère, mais comme dirait Pandore, c’est le printemps, il faut rire et regarder dehors, tout cela n’était qu’un jeu absurde, d’où l’on ressort indifférent et meurtri tout à la fois.

Mais cet enfermement, comme celui d’une guerre (hé oui Tolstoï ne me lâche pas comme ça), au sein d’un petit groupe qui s’acharne à rester debout sur un radeau, les querelles, les fureurs, le stress, mais aussi la compassion, le réconfort, le rire.

Le travail ferait-il donc partie de la vraie vie ? Il est donc possible de se sentir vivant au travail ?

Quelle découverte !

Enfermée dans une cave avec des fous tout pareils à moi, je n’ai tout de même pas perdu mon mois de mars. Et quand je me réveille, c’est le printemps…

medium_murphy.law.teamwork.2.jpeg