30.03.2007
The gate is open
Et d’un seul coup la perspective s'inverse. D’un côté c’est un petit drame humain, tous ces efforts, ces nuits fiévreuses au ventre noué, ces fous rires nerveux, ces silences tangibles, sourds, tout cet accouchement douloureux suspendu en l’air, retombe, s’évapore. L’horizon s’éclaircit d’un coup, un abîme de liberté légère et amère, mais comme dirait Pandore, c’est le printemps, il faut rire et regarder dehors, tout cela n’était qu’un jeu absurde, d’où l’on ressort indifférent et meurtri tout à la fois.
Mais cet enfermement, comme celui d’une guerre (hé oui Tolstoï ne me lâche pas comme ça), au sein d’un petit groupe qui s’acharne à rester debout sur un radeau, les querelles, les fureurs, le stress, mais aussi la compassion, le réconfort, le rire.
Le travail ferait-il donc partie de la vraie vie ? Il est donc possible de se sentir vivant au travail ?
Quelle découverte !
Enfermée dans une cave avec des fous tout pareils à moi, je n’ai tout de même pas perdu mon mois de mars. Et quand je me réveille, c’est le printemps…

11:55 Publié dans Psycho | Lien permanent | Commentaires (35) | Envoyer cette note | Tags : teamwork
03.11.2006
Attaquez de biais
Poursuivons nos réflexions sur un petit cas fictif:
Vous avez envie d’une paire de pantoufles en fourrure en forme de vaches, avec des oreilles noires et blanches et la langue tirée (si ça existe). Ca vous a pris un matin au réveil, et depuis vous n’en démordez plus. Il ne se passe pas une minute sans que vous n’y fassiez allusion, et même si un collègue vient vous entretenir des problématiques de rareté sur les marchés de matière première, vous trouvez le moyen de rétorquer, « c’est comme les pantoufles en forme de vache, c’est rare ». Vous êtes donc méchamment atteint.
Jour après jour dans votre esprit intoxiqué du double objet bicolore et poilu, vous échafaudez une stratégie imparable pour sécuriser à tout prix son achat. Une illumination nocturne (tiens donc les bonnes idées de l’insomnie de 4h du mat !) vous suggère de prendre un train dès l’aube pour le fin fond du Larzac, où Monsieur Seguin en fabrique encore deux paires par an.
Vous arrivez le lendemain même à 21h, après un voyage épuisant et un lumbago attrapé dans le train régional, pour découvrir que Monsieur Seguin s’est fait manger par le loup du village le mois d’avant.
Vous êtes dépité. Le dépit vous gagne.
Vous décidez alors bruyamment de lâcher l’affaire, pour vous avouer à vous-même avec surprise qu’au fond ça vous était égal.
Alors quelle est la leçon ? (et ne me faites pas croire que vous n’avez rien compris ou que vous n’avez jamais rêvé de pantoufles en forme de vaches, je serai inflexible).
La leçon, miraculeusement résumée par Pretty Vacant, mais en live et pas sur son blog : savoir prendre les choses de biais. Prenez les choses en frontal, elles vous le rendront bien. Avez-vous déjà essayé de poursuivre un / une amoureux(se) dont vous étiez épris(e) à vous rendre malade ? Dites-moi, la stratégie de la glu a-t-elle jamais été efficace ?
Ne vous est-il pas arrivé mille fois de tirer sur une corde à vous en rompre la peau des mains, pour enfin obtenir un objet qui vous était pour finir indifférent ?
Quelque chose que l’école ne nous a jamais appris : laisser faire. Attendre. Voir venir. Savoir patienter dans le flou. Que c’est donc désagréable l’incertitude…
15:35 Publié dans Psycho | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : psycho, développement personnel
23.10.2006
Protégez votre couple du workaholisme
Vous êtes équilibrée. Vous travaillez consciencieusement de 9h à 19h15 tous les jours (ouvrés). Vous êtes méthodique, organisée, rentable.
A 20h vous rentrez chez vous toute ébouriffée de tant de boulot, mais voilà, Jules en a encore pour 5h à finir de taper la discute avec son boss qui veut pas rentrer chez lui pour voir bobonne. Vous avez envie de tout manger le chocolat mais une autre a déjà eu cette idée avant vous.
Alors que faites-vous ? Comment démissionner du job de votre Jules ?
1. Offrez-lui un dindon ventrolique caniche que vous nourrirez à son insu exclusivement de clés USB jusqu'à ce qu'il gobe la sienne (de Jules) dans un café internet lors d'un week end à Venise.
2. Rappelez Robert. Il était pas si mal et même s'il vous emmenait au Mc Do de Saint Denis plus souvent que chez Castel, il était toujours à la maison dans ses pantoufles après 17h30 pour regarder les chiffres et les lettres.
3. Rentrez chez Mc Kinsey. Là au moins vous boufferez de la nocturne au point que Jules vous laissera du hachis parmentier dans la casserole pour votre retour à 2h du mat.
4. La solution préférée des copines! : packez votre nounours, les recettes de cocktails de Mamie et allez ouvrir une boîte de nuit à Antigua et Barbuda...
23:20 Publié dans Psycho | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : antigua et Barbuda, dindon ventrolique, couple et travail
14.10.2006
Apprivoisez votre ombre
Au bon vieux rayon développement personnel de votre librairie, vous trouverez le livre de Monbourquette, Apprivoiser son ombre. Au croisement d'un ouvrage du psychanalyste Carl Jung, du prêche dominical de votre curé et de l'horoscope de Elle, Apprivoiser son ombre développe une théorie certes un peu à l'emporte pièce mais tout de même bien intéressante:
1. Vous cherchez en permanence à vous conformer à une image idéale que vous vous faites de vous-même (votre "Persona"), labourant au passage tous vos obscurs penchants (tendance coléreuse, agressivité, passivité, lâcheté etc)
2. Vos penchants réprimés vous le rendent bien et vous entraînent dans la dépression et la culpabilité (car vous ne parvenez pas toujours à les contenir)
3. Si vous vous débrouilliez un peu mieux et vous fouettiez moins, vous pourriez vivre en bonne intelligence avec ces penchants (votre ombre), en y cédant un peu plus, en les comprenant et en prenant une approche un peu plus à la va comme jte pousse et un peu moins volontariste.
Pour découvrir votre ombre, posez-vous les questions suivantes:
- Qui détestez-vous le plus (car souvent vous détesterez vos propres défauts en autrui, théorie de la projection) ?
- Quelles sont vos qualités que vous aimeriez voir les plus reconnues par les autres / quelle image souhaitez-vous renvoyer ? Au contraire, quels traits de votre caractère avez-vous mis sous le tapis depuis votre tendre enfance ?
- Dans quelles situations estimez-vous avoir fortement sur-réagi et vous êtes-vous senti(e) piqué(e) au vif ?
- Quelles critiques vous ont le plus touché(e) par le passé ?
Quand vous aurez (enfin) identifié que vous êtes une avocate succesfull et très travailleuse dans la vraie vie, mais que votre ombre n'aspire qu'à insulter les collègues et finir l'après-midi dans le canapé en mangeant des fraises tagada, vous pourrez réconcilier petit à petit vos deux personnalités et les faire cohabiter en toute harmonie.
Alors, y a plus qu'à.
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16:00 Publié dans Psycho | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : psychologie, développement personnel, Jung


