23.11.2006

Looking for the Start button

Quand j'ai appuyé sur le bouton Send j'ai eu un petit peu l'impression d'appuyer sur Start.

Elle est

Blonde...

Souriante...

Intelligente (donc ce n'est pas Ophélie Winter, jusque là ça collait bien pourtant)...

Et si elle daignait me consacrer un mois de sa vie elle ferait de moi la plus heureuse des femmes (no hint)

Et oui, vous l'avez tous immédiatement compris: ce n'est pas Dorothée, même si je suis très nostalgique de mon enfance avec l'approche de Noël ; c'est bien sûr Margaret Milan ! Pas de mots pour étaler mon admiration pour cette femme entrepreneur qui a développé son entreprise comme on nourrit un bébé rhinocéros. Du jour où elle n'a plus su la contenter toute seule, elle l'a mise en pension chez Pinault Printemps Redoute, qui l'a bien nourrie jusqu'à ce qu'elle devienne le monstre d'aujourd'hui.

Eh bien aujourd'hui, je demande conseil à Margaret Milan. Premier pas ou bouteille à la mer, ça valait la peine rien que pour le clic.

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Eveils et Jeux Zé jeux d'éveil

09.10.2006

Margaret Milan ou comment vendre des jeux qui réveillent

(www.eveiletjeux.com)

En 1989 (alors que je dressais mon premier chateau de sable :) ) Margaret Milan créait dans son garage la société Eveil et Jeux, devenue en douze ans le leader français de la vente par correspondance de jeux et jouets d’éveil. Margaret a traversé toutes les phases : l’époque pionnier à domicile, le family business lorsque son mari la rejoint dans l’aventure, les évolutions d’une PME à développement rapide, le boom de la vente en ligne, jusqu’à la revente d’une entreprise florissante et pérenne qui réalise aujourd’ hui plus de 100 millions d’euros de chiffres d’affaires.
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(Eveil et jeux vend des Casimirs multicolors à trompes) 

Aujourd’hui, elle s’occupe activement de la Fondation Éveil & Jeux qui soutient des projets liés à l’éveil des enfants et aux activités parents/enfants dans les quartiers défavorisés. Elle accompagne également de jeunes créateurs à travers le réseau PWN (Professional Woman Network, prononcez Poune).
Je vous recopie ci dessous des extraits d'une interview révélatrice. Personnellement ca m'a enthousiasmé de la lire !
Margaret, quand et pourquoi avez-vous décidé d’entreprendre ?
J’ai vécu une première expérience très enrichissante chez Procter, mais après 7 ans, cela devient lassant d’avoir toujours sept ou huit couches de management entre soi et le pouvoir. Par ailleurs, il est certain que les promotions, souvent liées à une mobilité géographique sont un peu compliqués à gérer quand les deux travaillent dans un couple.
 Passe-t-on facilement du projet à sa concrétisation ?
Les réflexes d’un manager ne sont pas forcément ceux d’un entrepreneur. C’est une mutation qui demande du temps. Mes congés maternité qui m’ont donné à la fois l’opportunité et le délai nécessaires pour développer mon projet. Ensuite pour passer à l’acte, il ne s’agit pas seulement de trouver un concept, de le tester ou de le financer.
Il faut changer d’attitude, évoluer radicalement, parfois au prix d’un véritable travail sur soi. Le gestionnaire doit devenir un peu rebelle. Cela veut dire tout remettre en cause, poser des questions, changer les règles, développer sa curiosité, son pragmatisme, l’envie de se colleter avec le terrain.
Quelle a été la genèse de votre parcours ?
D’origine écossaise, j’ai vécu aux États-Unis avant de m’installer en France. J’ai ainsi eu la chance de côtoyer des cultures différentes ce qui est stimulant pour effectuer des comparaisons, des rapprochements et détecter des opportunités. Au début, je voulais importer des pulls écossais et puis ce sont mes enfants qui m’ont mis sur la piste. En jouant avec eux, j’ai réalisé que l’offre de jeux et de jouets d’éveil et la culture du jeu entre parents et enfants étaient beaucoup plus riches dans les pays anglo saxons. Ma première idée était de créer un magasin de jouets. Mais cela demandait une mise de fonds considérable sur un marché à risque, très investi par les grandes surfaces. Le plus important pour moi était de pouvoir d’abord tester une offre alternative originale et créative. Sur ces constats, le modèle de la VPC s’est imposé naturellement. Il n’y avait alors pas d’acteurs significatifs sur ce créneau.

Comment lance-t-on une entreprisecomme la vôtre sans argent ?
Sans complexes ! Au départ,mon entreprise était comme un prototype. Je voulais pouvoirfaire des tests, des essais sans me ruiner. J’ai créé mon premier catalogue toute seule dans mon coin : un 16 pages en photocopie noir et blanc que j’ai envoyé
sur un fichier de 1000 noms obtenus par l’Association “Croire en son enfant”. Mes anciens collègues de Procter se demandaient où j’allais. Et puis, il s’est produit quelque chose d’incroyable. Plus de 27 % de remontées de bons de commandes : j’avais touché une corde sensible.
Aujourd’hui, avec le recul, commentexpliquez-vous le succès d’Eveil & Jeux ?
J’y vois deux raisons principales. La première, c’est l’offre produit. Il y a d’abord le soin apporté au choix des jouets : c’était nouveau, intéressant et impossible à trouver ailleurs. Et puis, c’est la façon dont cette offre était présentée. À l’opposé des conventions habituelles des catalogues : produit, caractéristiques, prix.
La deuxième raison du succès est une culture de croissance, d’innovation, d’expérimentation et de rigueur. Il n’y a pas de “plateau” quand on entreprend, il faut en permanence inventer du nouveau, sinon on est rattrapé. Notre phrase préférée était “what’s new”, une obligation que nous nous donnions de tester de nouvelles idées à chaque saison.

Comment êtes-vous parvenue à manager une croissance aussi spectaculaire, quand a priori rien ne vous y préparait ?
Il faut bien sûr développer de nouvelles capacités personnelles, mais ma double formation m’a beaucoup aidé à structurer progressivement l’entreprise avec rigueur. Il faut également savoir s’entourer. Dans mon cas, j’ai eu beaucoup de chance, puisque mon mari, vice-president au Boston consulting group a décidé de me rejoindre dans cette aventure. Il a apporté ses 17 ans d’expérience auprès de grandes entreprises et une grande créativité industrielle, totalement complémentaire aux actions déjà mises en place. Le family business peut aussi générer ses propres difficultés.
À une telle échelle, n’est-ce pas un peu risqué, un peu étouffant ? Il est vrai que les conversations professionnelles ont envahi notre vie. On glose beaucoup sur l’entreprise familiale, pourtant cela n’a rien de nouveau. Je dirais même que c’est un archétype de l’organisation économique. Voilà des siècles que l’homme et la femme travaillent en famille. Il suffit de transposer l’activité d’une ferme dans n’importe quel autre secteur d’activité. La clé du succès réside dans une séparation des rôles et des responsabilités et dans une complémentarité des compétences reconnue par les associés.
Vous avez accompli le “tour complet” de l’entrepreneur en créant votre activité en 1989 et en la cédant en 2001. Pourquoi céder ?
En tant qu’indépendants, nous avions pu hisser l’entreprise jusqu’à un chiffre d’affaires de 70 millions d’euros. La développer davantage supposait des apports de capitaux importants. Nous aurions pu entreren bourse, mais nous avons préféré choisir une logique industrielle à une logique strictement financière. Ce qui importait, c’était de créer les conditions de pérennité pour l’entreprise. La première condition était de la structurer avec une équipe performante et des collaborateurs de haut niveau, impliqués et autonomes. La seconde consistait à trouver un partenaire solide et fiable. L’opportunité s’est présentée avec le groupe PPR par l’intermédiaire de la FNAC. Au moment du lancement de FNAC Junior, nous avons vu l’opportunité de mettre à profit de fortes synergies en termes d’achat, de réseaux et de clientèles, tout en partageant des valeurs culturelles très fortes. Lorsque le groupe PPR a pris le contrôle total de l’entreprise, il était naturel que les fondateurs s’effacent : ce n’était plus notre histoire. Mais nous avons créé les conditions d’un succès durable. Aujourd’hui, c’est toujours la même équipe qui est en place et le chiffre d’affaires du groupe dépasse 100 millions d’euros.

Les conseils de Margaret Milan :

  • Pour entreprendre dans de bonnes conditions, donnez-vous du temps en exploitant activement des périodes de recul : congés maternité, chômage indemnisé. Au-delà de la mise en œuvre de votre projet, vous avez une évolution personnelle à conduire pour vous forger un mental d’entrepreneur.

  • C’est le marché qui décide si une idée est bonne ou pas. Donnez-vous si possible les moyens de tester votre projet avant de vous engager complètement. Et n’arrêtez jamais d’expérimenter et d’innover.

  • N’hésitez pas à engager des collaborateurs de haut niveau. Cela permet de gérer une croissance rapide en trouvant des solutions créatives aux problèmes qui ne manqueront pas de se poser. L’entreprise doit pouvoir tourner sans vous. Les entreprises trop associées à la personnalité de leur fondateur sont fragiles.

  • Travailler en famille peut s’avérer extrêmement performant à condition d’avoir une vision lucide et partagée des compétences réciproques et de construire le partenariat professionnel sur de réelles complémentarités

25.09.2006

Anne-Sophie ou peut-on faire un blog de femme sans parler d'elle

Elle a 8 ans de plus que moi et montait il y a 7 ans l'un des sites internets les plus en vue sur la toile Française (comprendre, faut que je me bouge). La légende veut que c'est en attendant sa fille Fanny qu'Anne-Sophie se rend compte de la pénurie d'information destinées aux futures mamans sur la toile. PDG de l'entreprise, son mari DG s'occupe de toute la technique, configuration idéale, pendant qu'elle gère l'éditorial et le marketing.

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(Anne-Sophie Pastel, en plus elle est trop belle)

Aujourd'hui, 400 millions de pages vues par mois,  top 10 des sites Français en revenus publicitaires, € 9 millions de chiffres d'affaires en 2005.

Et oui vous l'avez reconnu, c'est Aufeminin.com !

Bon d'accord le site est un tantinet racoleur, et parle plus de la dernière huile de bain Lancôme ou de comment garder votre mec que des opportunités de carrière pour ces dames, mais on ne pas nier l'énorme succès de cette machine à cash, et saluer bien bas Anne-Sophie au passage.

 (une admiratrice)