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29.10.2006

Simone ou le renoncement à l'exercice de sa Liberté

Je vous propose de réfléchir à cette petite histoire du quotidien:

Jules et Caroline sont dans un bateau. Jules tombe à l'eau. postés devant la salle de cinéma. Le parapluie pliable ne leur épargne que la conscience d'être mouillés. Caroline rêve depuis un mois d'aller voir "Dans mes bras ma Chérie" avec Brad Clooney dans le rôle principal. Jules quant à lui a sélectionné sur Kinallo.com un nouveau film sur la guerre d'Indochine, "Les Poîlus dans la Steppe" ça s'appelle (du lourd, quoi).

Jules:

"Ca me dirait bien d'aller voir les Poîlus, et toi ?" (-> direct et droit au but)

Caroline:

"..."

Jules:

"Non ?"

Caroline:

"Ca n'a l'air pas mal non plus, le Brad Clooney ? " (-> méandres et circonvolutions)

Jules:

"Ouais nan ça a l'air tarte. Menfin si ça te fait plaisir on y va"

Caroline, regardant par terre, l'air offusqué:

"...Non non comme tu veux..."

Jules (vraiment trop naïf):

"Bon alors les Poîlus". Et d'acheter les billets boum.

Deux heures plus tard, Jules et Caroline sortent de la salle chacun regardant leurs pieds. Caroline n'a plus ouvert la bouche depuis que Jules l'a "forcée" à choisir ce film de daube. Jules est agacé contre Caroline qui une fois de plus, "fait la gueule".

Ben alors qu'est-ce qui s'est passé, alors ?

Heureusement Simone (de Beauvoir pardi) nous éclaire par ce paragraphe lumineux du Deuxième Sexe:

"A côté de la prétention de tout individu à s'affirmer comme sujet, qui est une prétention éthique, il y a aussi en lui la tentation de fuir sa liberté et de se constituer en chose: c'est un chemin néfaste car passif, aliéné, perdu, il est alors la proie de volontés étrangères, coupé de sa transcendance, frustré de toute valeur. Mais c'est un chemin facile: on évite l'angoise et la tension de l'existence authentiquement assumée. L'homme qui constitue la femme comme un Autre rencontrera donc en elle de profondes complicités."

Complicité en pleine contradiction avec une envie de s'affirmer comme être libre: Caroline a cédé sur le choix du film car il est plus facile de se laisser porter par le choix de  son homme, plutôt que de prendre la responsabilité du choix et le risque de se planter en l'emmenant voir un navet; et Caroline boude car elle a le sentiment de s'être fait priver de liberté. Alors que c'est elle-même qui l'a apportée sur un plateau.

Rester debout, c'est le plus difficile. Mais les femmes ne pourront prétendre à rien si elles cèdent encore à la complaisance.

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26.10.2006

Les joies du Blog Crossing !

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 Hier et pour la première fois, le e-consultant m'a fait l'honneur de me recevoir en blog crossing.

Enorme challenge éditorial: comment adapter une prose féministe à un public poîlade / grivoiseries / binouzes ? Exercice périlleux pour ne pas dire casse-gueule, ça donne ça. Voilà, j'espère que vous aimerez, mes chères Pandore et autres visiteurs / ses de mes amis / es virtuelles.

Ce qui tombe bien c'est que le e-consultant m'a versé un à-valoir virtuel pour la publication à venir des 150 prochains épisodes, donc ne vous inquiétez pas si vous avez manqué celui-ci, il y en aura d'autres :)

 

23.10.2006

Protégez votre couple du workaholisme

Vous êtes équilibrée. Vous travaillez consciencieusement de 9h à 19h15 tous les jours (ouvrés). Vous êtes méthodique, organisée, rentable.

A 20h vous rentrez chez vous toute ébouriffée de tant de boulot, mais voilà, Jules en a encore pour 5h à finir de taper la discute avec son boss qui veut pas rentrer chez lui pour voir bobonne. Vous avez envie de tout manger le chocolat mais une autre a déjà eu cette idée avant vous.

Alors que faites-vous ? Comment démissionner du job de votre Jules ?

1. Offrez-lui un dindon ventrolique caniche que vous nourrirez à son insu exclusivement de clés USB jusqu'à ce qu'il gobe la sienne (de Jules) dans un café internet lors d'un week end à Venise.

2. Rappelez Robert. Il était pas si mal et même s'il vous emmenait au Mc Do de Saint Denis plus souvent que chez Castel, il était toujours à la maison dans ses pantoufles après 17h30 pour regarder les chiffres et les lettres.

3. Rentrez chez Mc Kinsey. Là au moins vous boufferez de la nocturne au point que Jules vous laissera du hachis parmentier dans la casserole pour votre retour à 2h du mat.

4. La solution préférée des copines! : packez votre nounours, les recettes de cocktails de Mamie et allez ouvrir une boîte de nuit à Antigua et Barbuda...

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Active woman à l'inauguration de la boite de nuit Antiguaine

 

22.10.2006

Miam miam Del.icio.us

 

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 Comme tout le monde, vous passez quelques pauses déjeuner (et / ou quelques après-midis, selon que vous êtes plutôt glandu ou plutôt sage) sur internet au bureau, et vous repianotez un peu le soir à la maison pour écrire un mail à Mamie.

Quand vous émergez enfin de l'internet LE site sur les nains de jardin livrés en moins de trois jours, naturellement vous le référencez dans vos bookmarks LOCAUX, au bureau, OU à la maison (remarquez le ou exclusif). Mais alors de retour à la maison (ou exclusif au bureau), impossible de vous souvenir de l'url du pays des nains de jardin. Et si.

Alors pris d'un éclair de lucidité et de nostalgie pour les nains de jardin de votre enfance, vous allez vous inscrire sur Del.icio.us. Il n'y a pas de mot pour dire comme c'est bien. Mais bon je vous le résume un peu pour vous allécher:

- Sur Del.icio.us vous pouvez rentrer tous vos sites favoris (ou "bookmarks") qui du coup vous seront accessibles de partout et vous suivront dans le café internet du Kamchatka comme des petits Huskys.

- Vous pouvez y rechercher tous les gens qui ont les mêmes favoris que vous, vous faire plein de nouveaux amis et voir aussi tous les autres sites favoris de vos nouveaux amis, donc découvrir des nouveaux sites autour de vos centres d'intérêt.

- Si vous êtes un peu fort en technique (car Del.icio.us, même s'il se démocratise, était à l'origine un site pour les geeks) vous pourrez même recevoir des alertes sur les nouveaux favoris des personnes que vous avez sélectionnées dans vos amis. Il doit y avoir la dessous une sombre histoire de fil RSS mais ne m'en demandez pas trop.

Bref Del.icio.us est un facteur d'addiction supplémentaire à Internet s'il en fallait un. Bon dimanche après-midi mais s'il vous plaît levez un peu la tête de votre clavier avant la nuit, il fait trop beau !

18.10.2006

Abonnez-vous à Poune !

Professional Woman Network est un réseau de femmes actives qui couvre l'Europe entière. Le but: "Monter le son" comme dit Aviva Wittenberg-Cox, sa présidente, donc faire entendre plus fort la voix des femmes actives en Europe. 

Plus en détails, la mission de PWN est

- de promouvoir le progrès des femmes dans les différentes phases de leur carrière par un accès à un réseau et à des conseils d'expérimentées

- d'accroître la présence des femmes dans la vie publique (ahlala c'est pas dommage) par des conférences, des événements et du buzz

Tout ça peut paraître bien théorique et l'abonnement coûte tout de même 100 euros, le prix de quatre repas complets à ma pizzeria de quartier (mais d'un demi-sandwich seulement acheté à La Défense).

CELA dit, j'ai participé hier soir pour la première fois à une de leurs réunions, organisée par le club Entrepreneur de PWN, et tenez-vous bien il y avait MARGARET MILAN (petit rappel ici pour ceux qui ne savent pas qui c'est et voudraient remédier à cette lacune colossale). Elle nous a raconté de vive voix comment elle a mis quatre bonnes années à savoir comment gagner de l'argent avec son idée de jeux pour enfants. Car un business model ça ne se sort pas du chapeau non Madame.

Le format présentation / apéro réunissant une quinzaine de personnes permet de poser toutes les questions qu'on veut et de repartir avec plein de nouvelles idées. J'ai aussi rencontré des personnes qui avaient les mêmes envies et les mêmes questions que moi. Bref, une bonne soirée.medium_ma_milan100_120.jpeg

 

 

 

 

(Margaret Milan, elle est bien mieux en vrai)

14.10.2006

Apprivoisez votre ombre

Au bon vieux rayon développement personnel de votre librairie, vous trouverez le livre de Monbourquette, Apprivoiser son ombre. Au croisement d'un ouvrage du psychanalyste Carl Jung, du prêche dominical de votre curé et de l'horoscope de Elle, Apprivoiser son ombre développe une théorie certes un peu à l'emporte pièce mais tout de même bien intéressante:

1. Vous cherchez en permanence à vous conformer à une image idéale que vous vous faites de vous-même (votre "Persona"), labourant au passage tous vos obscurs penchants (tendance coléreuse, agressivité, passivité, lâcheté etc)

2. Vos penchants réprimés vous le rendent bien et vous entraînent dans la dépression et la culpabilité (car vous ne parvenez pas toujours à les contenir)

3. Si vous vous débrouilliez un peu mieux et vous fouettiez moins, vous pourriez vivre en bonne intelligence avec ces penchants (votre ombre), en y cédant un peu plus, en les comprenant et en prenant une approche un peu plus à la va comme jte pousse et un peu moins volontariste.

Pour découvrir votre ombre, posez-vous les questions suivantes:

- Qui détestez-vous le plus (car souvent vous détesterez vos propres défauts en autrui, théorie de la projection) ?

- Quelles sont vos qualités que vous aimeriez voir les plus reconnues par les autres / quelle image souhaitez-vous renvoyer ? Au contraire, quels traits de votre caractère avez-vous mis sous le tapis depuis votre tendre enfance ?

- Dans quelles situations estimez-vous avoir fortement sur-réagi et vous êtes-vous senti(e) piqué(e) au vif ?

- Quelles critiques vous ont le plus touché(e) par le passé ?

Quand vous aurez (enfin) identifié que vous êtes une avocate succesfull et très travailleuse dans la vraie vie, mais que votre ombre n'aspire qu'à insulter les collègues et finir l'après-midi dans le canapé en mangeant des fraises tagada, vous pourrez réconcilier petit à petit vos deux personnalités et les faire cohabiter en toute harmonie.

Alors, y a plus qu'à.

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09.10.2006

Margaret Milan ou comment vendre des jeux qui réveillent

(www.eveiletjeux.com)

En 1989 (alors que je dressais mon premier chateau de sable :) ) Margaret Milan créait dans son garage la société Eveil et Jeux, devenue en douze ans le leader français de la vente par correspondance de jeux et jouets d’éveil. Margaret a traversé toutes les phases : l’époque pionnier à domicile, le family business lorsque son mari la rejoint dans l’aventure, les évolutions d’une PME à développement rapide, le boom de la vente en ligne, jusqu’à la revente d’une entreprise florissante et pérenne qui réalise aujourd’ hui plus de 100 millions d’euros de chiffres d’affaires.
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(Eveil et jeux vend des Casimirs multicolors à trompes) 

Aujourd’hui, elle s’occupe activement de la Fondation Éveil & Jeux qui soutient des projets liés à l’éveil des enfants et aux activités parents/enfants dans les quartiers défavorisés. Elle accompagne également de jeunes créateurs à travers le réseau PWN (Professional Woman Network, prononcez Poune).
Je vous recopie ci dessous des extraits d'une interview révélatrice. Personnellement ca m'a enthousiasmé de la lire !
Margaret, quand et pourquoi avez-vous décidé d’entreprendre ?
J’ai vécu une première expérience très enrichissante chez Procter, mais après 7 ans, cela devient lassant d’avoir toujours sept ou huit couches de management entre soi et le pouvoir. Par ailleurs, il est certain que les promotions, souvent liées à une mobilité géographique sont un peu compliqués à gérer quand les deux travaillent dans un couple.
 Passe-t-on facilement du projet à sa concrétisation ?
Les réflexes d’un manager ne sont pas forcément ceux d’un entrepreneur. C’est une mutation qui demande du temps. Mes congés maternité qui m’ont donné à la fois l’opportunité et le délai nécessaires pour développer mon projet. Ensuite pour passer à l’acte, il ne s’agit pas seulement de trouver un concept, de le tester ou de le financer.
Il faut changer d’attitude, évoluer radicalement, parfois au prix d’un véritable travail sur soi. Le gestionnaire doit devenir un peu rebelle. Cela veut dire tout remettre en cause, poser des questions, changer les règles, développer sa curiosité, son pragmatisme, l’envie de se colleter avec le terrain.
Quelle a été la genèse de votre parcours ?
D’origine écossaise, j’ai vécu aux États-Unis avant de m’installer en France. J’ai ainsi eu la chance de côtoyer des cultures différentes ce qui est stimulant pour effectuer des comparaisons, des rapprochements et détecter des opportunités. Au début, je voulais importer des pulls écossais et puis ce sont mes enfants qui m’ont mis sur la piste. En jouant avec eux, j’ai réalisé que l’offre de jeux et de jouets d’éveil et la culture du jeu entre parents et enfants étaient beaucoup plus riches dans les pays anglo saxons. Ma première idée était de créer un magasin de jouets. Mais cela demandait une mise de fonds considérable sur un marché à risque, très investi par les grandes surfaces. Le plus important pour moi était de pouvoir d’abord tester une offre alternative originale et créative. Sur ces constats, le modèle de la VPC s’est imposé naturellement. Il n’y avait alors pas d’acteurs significatifs sur ce créneau.

Comment lance-t-on une entreprisecomme la vôtre sans argent ?
Sans complexes ! Au départ,mon entreprise était comme un prototype. Je voulais pouvoirfaire des tests, des essais sans me ruiner. J’ai créé mon premier catalogue toute seule dans mon coin : un 16 pages en photocopie noir et blanc que j’ai envoyé
sur un fichier de 1000 noms obtenus par l’Association “Croire en son enfant”. Mes anciens collègues de Procter se demandaient où j’allais. Et puis, il s’est produit quelque chose d’incroyable. Plus de 27 % de remontées de bons de commandes : j’avais touché une corde sensible.
Aujourd’hui, avec le recul, commentexpliquez-vous le succès d’Eveil & Jeux ?
J’y vois deux raisons principales. La première, c’est l’offre produit. Il y a d’abord le soin apporté au choix des jouets : c’était nouveau, intéressant et impossible à trouver ailleurs. Et puis, c’est la façon dont cette offre était présentée. À l’opposé des conventions habituelles des catalogues : produit, caractéristiques, prix.
La deuxième raison du succès est une culture de croissance, d’innovation, d’expérimentation et de rigueur. Il n’y a pas de “plateau” quand on entreprend, il faut en permanence inventer du nouveau, sinon on est rattrapé. Notre phrase préférée était “what’s new”, une obligation que nous nous donnions de tester de nouvelles idées à chaque saison.

Comment êtes-vous parvenue à manager une croissance aussi spectaculaire, quand a priori rien ne vous y préparait ?
Il faut bien sûr développer de nouvelles capacités personnelles, mais ma double formation m’a beaucoup aidé à structurer progressivement l’entreprise avec rigueur. Il faut également savoir s’entourer. Dans mon cas, j’ai eu beaucoup de chance, puisque mon mari, vice-president au Boston consulting group a décidé de me rejoindre dans cette aventure. Il a apporté ses 17 ans d’expérience auprès de grandes entreprises et une grande créativité industrielle, totalement complémentaire aux actions déjà mises en place. Le family business peut aussi générer ses propres difficultés.
À une telle échelle, n’est-ce pas un peu risqué, un peu étouffant ? Il est vrai que les conversations professionnelles ont envahi notre vie. On glose beaucoup sur l’entreprise familiale, pourtant cela n’a rien de nouveau. Je dirais même que c’est un archétype de l’organisation économique. Voilà des siècles que l’homme et la femme travaillent en famille. Il suffit de transposer l’activité d’une ferme dans n’importe quel autre secteur d’activité. La clé du succès réside dans une séparation des rôles et des responsabilités et dans une complémentarité des compétences reconnue par les associés.
Vous avez accompli le “tour complet” de l’entrepreneur en créant votre activité en 1989 et en la cédant en 2001. Pourquoi céder ?
En tant qu’indépendants, nous avions pu hisser l’entreprise jusqu’à un chiffre d’affaires de 70 millions d’euros. La développer davantage supposait des apports de capitaux importants. Nous aurions pu entreren bourse, mais nous avons préféré choisir une logique industrielle à une logique strictement financière. Ce qui importait, c’était de créer les conditions de pérennité pour l’entreprise. La première condition était de la structurer avec une équipe performante et des collaborateurs de haut niveau, impliqués et autonomes. La seconde consistait à trouver un partenaire solide et fiable. L’opportunité s’est présentée avec le groupe PPR par l’intermédiaire de la FNAC. Au moment du lancement de FNAC Junior, nous avons vu l’opportunité de mettre à profit de fortes synergies en termes d’achat, de réseaux et de clientèles, tout en partageant des valeurs culturelles très fortes. Lorsque le groupe PPR a pris le contrôle total de l’entreprise, il était naturel que les fondateurs s’effacent : ce n’était plus notre histoire. Mais nous avons créé les conditions d’un succès durable. Aujourd’hui, c’est toujours la même équipe qui est en place et le chiffre d’affaires du groupe dépasse 100 millions d’euros.

Les conseils de Margaret Milan :

  • Pour entreprendre dans de bonnes conditions, donnez-vous du temps en exploitant activement des périodes de recul : congés maternité, chômage indemnisé. Au-delà de la mise en œuvre de votre projet, vous avez une évolution personnelle à conduire pour vous forger un mental d’entrepreneur.

  • C’est le marché qui décide si une idée est bonne ou pas. Donnez-vous si possible les moyens de tester votre projet avant de vous engager complètement. Et n’arrêtez jamais d’expérimenter et d’innover.

  • N’hésitez pas à engager des collaborateurs de haut niveau. Cela permet de gérer une croissance rapide en trouvant des solutions créatives aux problèmes qui ne manqueront pas de se poser. L’entreprise doit pouvoir tourner sans vous. Les entreprises trop associées à la personnalité de leur fondateur sont fragiles.

  • Travailler en famille peut s’avérer extrêmement performant à condition d’avoir une vision lucide et partagée des compétences réciproques et de construire le partenariat professionnel sur de réelles complémentarités

05.10.2006

Le pouvoir au féminin dans les Echos !!

Avez-vous lu l'article dans les Echos sur le pouvoir au féminin ?! C'est très encourageant, et en plus il y ma DRH.

Portrait de 16 femmes d'action. Cliquez ici.

 Ci dessous le chapeau de l'article:

"Elles restent très minoritaires, mais ne sont plus l'exception. De plus en plus nombreuses, des femmes accèdent à des postes de direction, instillant peu à peu la mixité dans les cercles du pouvoir. A l'occasion du Women's Forum, qui s'ouvre ce jeudi à Deauville, " Les Echos " dressent, aujourd'hui et demain, le portrait de quelques-unes de ces étoiles montantes."

(Les echos 5 octobre 2006)

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04.10.2006

Trop la Classe: Flickr

Bon je sais que je ne fais pas dans l'originalité, mais le site de la semaine c'est le plus beau du monde: Flickr.

C'est quoi Flickr ? Un site communautaire de partage de photos. Là tout de suite on visualise dans sa tête une page d'accueil avec myriade de petites images dans tous les coins et commentaires des utilisateurs sur comment se sont passées leurs vacances.

He bien non. Flickr, c'est ça:

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Design épuré, ergonomie parfaite et photos sublimes. Les utilisateurs peuvent collaborer au sein de groupes (exemple: flickr at Paris, 339 membres !) qui animent le site et contribuent au classement des photos. D'où la mise en avant des plus belles qui rend le site si agréable.

Flickr c'est aussi la possibilité de se créer un réseau de photographes amateurs ou pros qui partagent les mêmes centres d'interet : chaque membre peut créer une liste de contacts, souvent initiés par un système de commentaires sur les photos (comme sur un blog). Dans la ligne du web 2.0, tout est gratuit... Dans la limite de 20 Mo d'upload par mois ! La plupart des addicts sont donc abonnés payants.

Le contraste est frappant entre la simplicité apparente du site et l'usine à gaz derrière, en termes de gestion de bande passante !

S'il fallait noter le site, je mettrais, allez, 18 / 20. ET VOUS ?

 

01.10.2006

Les nouvelles femmes entrepreneurs

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Le Journal of Advertising du mois de Juillet publie une analyse sur le rôle de l'entrepreneuriat dans l'émancipation de la femme américaine. Les sociologues Moore et Buttner (1999) distinguent deux générations de femmes entrepreneurs.

- Avant les années 1970, les femmes entrepreneurs développaient le plus souvent une entreprise en lien avec leurs études ou avec les services domestiques. Moore et Buttner nomment ces premières femmes chefs d'entreprise les "Traditionnelles". La grande majorité des entreprises ainsi créées comptaient moins de 10 salariés. Les entreprises liés aux services domestiques procuraient avant tout à la famille un revenu d'appoint.

Le phénomène restait néanmoins marginal, les femmes américaines possédant moins de 5% des entreprises de leurs pays.

- Depuis 1970, le nombre d'entreprises créés par les femmes n'a cessé de croître. Aujourd'hui près de la moitié des entreprises privées aux Etats Unis appartiennent à plus de 50% à des femmes, et 55% des entreprises nouvellement créées le sont par des femmes.

Ces entrepreneuses du 21e siècle, dites les "Modernes", considèrent l'entreprise qu'elles possèdent en termes de "carrière", comme une alternative au travail dans l'entreprise.Les facteurs qui amènent cette nouvelle génération de femmes à céer leur entreprises sont complexes. Parmi eux, les femmes entrepreneurs citent le fait que l'entreprise où elles se trouvaient étouffaient leurs envies d'innover et/ou de poursuivre des buts nouveaux. Elles citent également la discrimination entre les hommes et les femmes comme obstacle à une progression satisfaisante dans l'entreprise.

Internet joue un rôle significatif dans de nombreuses start up et a considérablement aidé les femmes dans le procesus de création d'entreprise. Le Center of Women's Business Research rapporte que les entreprises possédées par des femmes utilisent autant Internet que les entreprises possédées par des hommes: 61% de ces entreprises utilisent internet pour conduire leur activité. 75% et 74% respectivement des entreprises créées par des femmes et par des hommes utilisent Internet pour acheter des produits, tandis que 39% et 35% respectivement utilisent le Web pour vendre des biens et des services en ligne.

Enfin, les entreprises de femmes générant un chiffre d'affaires de plus de $1 million sont à 58% des entreprises vendant sur Internet, versus 38% pour les entreprises d'hommes.

Pour plus d'information, voir le site du Center of Women's Business Research .

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