27.05.2007
Rideau
Mes chers amis,
Je regarde le titre de ce blog et je me dis qu'il a bien rempli sa fonction. Pendant que je tenais le forum des femmes actives sur le net, qui au demeurant n'a jamais réuni que des bonshommes en dehors de Pandorette et autres égarées, j'ai trouvé dans la vraie vie le forum de femmes actives qui se réunit le samedi matin pour discuter de projets sérieux et rigolos. Aujourd'hui je ferme donc le forum virtuel. Mais comme disent les entrepreneurs, on ne ferme sa boite que pour en faire une autre.
A bientot donc
Active Woman
21:16 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
12.04.2007
Pline le jeune
Pline avait étudié toute la journée, assis sur le banc de l’atrium, levant parfois les yeux sur les colonnes recouvertes de stuc rose qui supportaient la galerie. Il avait beau adorer son oncle et tenir en haute estime son esprit méthodique, il n’avait pu s’empêcher de tomber deux fois assoupi à la lecture du passage concernant l’organisation de l’armée romaine lors de la quatrième guerre germanique. La chaleur douce de ce mois d’août, le bourdonnement des frelons, le ruissellement discret de la fontaine au centre de l’atrium, la rumeur de la rue où circulaient à grands fracas les chars, poussés dans les ornières qui creusaient les pavés, tout le poussait à une torpeur bienheureuse.
« Je voudrais tellement être savant comme mon oncle… », songeait Pline avec ardeur. Mais le souci du devoir familial, et surtout les aspirations maternelles, le poussaient vers une carrière politique qui lui offrirait pouvoir et argent. Et cependant, Pline aurait donné beaucoup pour être dispensé ce soir même de sortir à la nuit tombée, les scandales emmaillotées dans des chiffons pour étouffer son pas, etse faufiler jusqu’à la rue de l’Abondance pour barbouiller les murs des graffitis à la gloire de son candidat aux élections des édiles.
Etudier, capturer des papillons pour les disséquer, passer de longues journées penché sur un livre ou sur les ailes poudreuses d’un insecte expirant, tels étaient les plaisirs du jeune Pline au sortir de l’adolescence.
Il venait enfin de terminer la description de la quatrième guerre germanique, et de préparait à sortir faire les courses, quand il entendit un grondement sourd, prolongé par les vibrations bien connues, qui au bout de quelques minutes effritaient quelques parcelles de stuc qui tombaient des colonnes comme des coquilles d’œuf. Pine leva les yeux vers le Vésuve : le serpent de fumée, apparu la semaine dernière, continuait inlassablement de grimper pour se dissoudre dans l’air pur.
Pline soupira et se mit en route pour les courses, en vue de leur départ le lendemain pour Misène.

11:20 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (23) | Envoyer cette note | Tags : Pline le Jeune
30.03.2007
The gate is open
Et d’un seul coup la perspective s'inverse. D’un côté c’est un petit drame humain, tous ces efforts, ces nuits fiévreuses au ventre noué, ces fous rires nerveux, ces silences tangibles, sourds, tout cet accouchement douloureux suspendu en l’air, retombe, s’évapore. L’horizon s’éclaircit d’un coup, un abîme de liberté légère et amère, mais comme dirait Pandore, c’est le printemps, il faut rire et regarder dehors, tout cela n’était qu’un jeu absurde, d’où l’on ressort indifférent et meurtri tout à la fois.
Mais cet enfermement, comme celui d’une guerre (hé oui Tolstoï ne me lâche pas comme ça), au sein d’un petit groupe qui s’acharne à rester debout sur un radeau, les querelles, les fureurs, le stress, mais aussi la compassion, le réconfort, le rire.
Le travail ferait-il donc partie de la vraie vie ? Il est donc possible de se sentir vivant au travail ?
Quelle découverte !
Enfermée dans une cave avec des fous tout pareils à moi, je n’ai tout de même pas perdu mon mois de mars. Et quand je me réveille, c’est le printemps…

11:55 Publié dans Psycho | Lien permanent | Commentaires (35) | Envoyer cette note | Tags : teamwork


